Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 19:37

Je n'ai reçu aucune réponse de M. Dussopt à ma précédente lettre (publiée ci-dessous) aussi je renouvelle l'opération mais cette fois auprès de tous les candidats, sans aucune exception, de la circonscription. J'en ai profité pour faire quelques corrections.

 

Madame, Monsieur le (la) candidat(e) à la députation,

 

Permettez-moi de vous demander votre position sur un sujet mineur mais qui est exemplaire à bien des égards.

 

Voici maintenant deux ans que, dans le canton de Saint Félicien (et d'autres cantons voisins), les habitations non reliées au réseau d'assainissement collectif sont assujetties à une redevance (dite SPANC) d'environ 15 € par an, en échange est-il promis, d'une inspection qui pourrait ne survenir qu'au bout de huit ans et donc coûter la bagatelle de 120 €.

Cette redevance est réclamée par un document appelé « facture » qui ne respecte ni les us et coutumes en matière de courtoisie, ni les règles de base de l'orthographe du français. Et ces défauts de forme sont le miroir de graves défauts de fond très largement dénoncés par plusieurs associations d'usagers et je viens vous en soumettre deux. Il s'agit du non-respect de deux principes démocratiques : l'égalité devant l'impôt et le droit à la propriété privée.

1- Les assujettis à la redevance Spanc sont également redevables des divers « impôts locaux » qui servent zntre autres à financer l'assainissement collectifet à rétribuer les employés municipaux chargés d'entretenir les installations d'assainissement public, celles-là précisément dont le possesseur d'un assainissement privé ne bénéficie pas. Et il faudrait qu'il paye un impôt supplémentaire, en plus des frais d'installation et d'entretien de son installation qu'il assume seul ?

2- Les agents des SPANC bénéficient du droit d'accès aux propriétés privées du seul fait de leur fonction. C'est un droit qui n'est même pas attribué aux policiers qui doivent pour ce faire avoir mandat d'un juge d'instruction. Cette nouvelle catégorie de fonctionnaires, dont on ignore tout des conditions de recrutement, aurait-elle plus de pouvoirs que ceux des fonctions régaliennes de l'État ?

Je me suis laissé dire que le candidat Sarkozy avait promis une révision des dispositions SPANC de telle sorte que l'inspection de l'assainissement individuel ne se fasse qu'à la construction et à la cession, comme il en va pour d'autres caratéristiques environnementales de l'habitat : isolation, amiante, termites, etc. Qu'en est-il de vous-même, quelle est votre position en la matière ?

Je suis conscient que la redevance Spanc ne concerne pas un assez grand nombre d'électeurs pour que vous en fassiez grand cas mais il me plairait que oui et je saurais alors m'en souvenir au moment de choisir mon bulletin.

Vous trouverez de plus amples informations sur le site La Chichole. (http://anti-spanc.ardecheverte.over-blog.com/)

Respectueusement,

Bernard Magnouloux (de Montpoulet, 07410)

Par anti-spanc
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 08:55

Monsieur le député Dussopt, soutien du candidat Hollande,

Il y a quelque temps, je sollicitais votre aide au sujet du SPANC nouvellement mis en place sur le canton de St Félicien. Vous me l'aviez refusée au prétexte qu'il s'agissait d'une contestation sur la forme.

Cette contestation sur la forme était en effet le début de mon raisonnement et je m'appuyais sur ses graves errements (grosso modo, l'avis de redevance n'était pas rédigée dans la langue du pays, le français) pour laisser présager d'aussi graves défauts sur le fond.

Ces défauts sont maintenant très largement dénoncés par plusieurs associations d'usagers et je viens vous en soumettre deux. Il s'agit du non-respect de deux principes démocratiques : l'égalité devant l'impôt et le droit à la propriété privée.

 

1- Les assujettis à la redevance Spanc sont également redevables des divers « impôts locaux » qui servent à financer l'assainissement public et à rétribuer les employés municipaux chargés d'entretenir les installations, celles-là précisément dont le possesseur d'un assainissement privé ne bénéficie pas. Et il faudrait qu'il paye un impôt supplémentaire, en plus des frais d'installation et d'entretien de son installation qu'il assume seul ?

2- Les agents des SPANC prétendent avoir le droit d'accès aux propriétés privées du seul fait de leur fonction. C'est un droit qui n'est même pas attribué aux policiers qui doivent pour ce faire avoir mandat d'un juge d'instruction. Cette nouvelle catégorie de fonctionnaires aurait-elle plus de pouvoirs que ceux des fonctions régaliennes de l'État ?

 

Je me suis laissé dire que le candidat Sarkozy avait promis une révision des dispositions SPANC de telle sorte que l'inspection de l'assainissement individuel ne se fasse qu'à la construction et à la cession, comme il en va pour les différentes caractéristiques de l'habitat : isolation, amiante, termites, etc. En va-t-il de même pour le candidat que vous soutenez, en irait-il de même pour le candidat que vous êtes à votre réélection ? 

 

Je suis conscient que la redevance Spanc ne concerne pas un assez grand nombre d'électeurs pour que vous en fassiez grand cas mais il me plairait que oui et je saurais alors m'en souvenir au moment de choisir mon bulletin.

 

Respectueusement, votre administré,

Bernard Magnouloux (de Montpoulet, 07410)

Par anti-spanc
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 19:58

C'est la même, d'après le camarade Thierry Voulouzan, qu'entre le PCF et l'URSS. C'est que j'ai appris l'autre soir à la soirée d'information du Front de Gauche en fin fond d'Ardèche. Comme j'avais constaté que le camarade et sa co-listière étaient en fait des candidats du Parti Communiste, je m'étais précipité là-bas comme on va au cirque voir des animaux de foire, des femmes à barbe, des bébés à deux têtes ou l'extraterrestre de Roswell aux yeux sans paupières : comment peut-on encore être communiste au XXIè siècle, me demandais-je, comme si le XXè ne s'était pas passé ? Comment pouvait-on encore oser solliciter un mandat électoral sous le drapeau rouge en traînant donc, ipso facto, derrière soi les casseroles des Staline, Pol Pot, Ceaucescu, Kim Il Sung, du printemps de Prague et de la place Tien An Men écrasés sous les chars, des massacres de Katyn et des Goulags ? Je voulais savoir.
Ma question a déclenché des rires... gênés sans doute, exactement les mêmes que lorsqu'au sein de la Secte Moon, j'avais parlé de la première épouse du prophète, soigneusement tenue secrète. Et puis j'ai eu droit à mon lot de diatribes de militants très remontés, qui se sont levés les uns après les autres pour me faire la morale, moi qui devrait me « débarasser de tous ces fantômes ». Rien de rationnel, que de l'affectif, le récit de leurs années de militance au parti, la mention des (quelques) bienfaits effectués par des communistes. Mais tout cela sur un ton agressif, une véhémence qui n'avait d'égale que leur impuissance à me persuader, qui me fait craindre que s'ils étaient au pouvoir, je serais immédiatement interné pour sacrilège.

C'est le camarade (oui, ils s'appellent toujours « camarades », ça m'a fait l'impression d'avoir trente ans de moins) Voulouzan qui a le plus tenté le raisonnement logique, mais avec force contradiction. On a commencé par m'expliquer que dans les initiales URSS, il n'y avait pas une fois le mot communiste, mais qu'actuellement en Russie on regrettait Staline, puis à reconnaître qu'on avait dévoyé le mot communiste dont il faut absolument relire la définition dans le dictionnaire, etc. 
Mais ne serait-ce pas justement parce que c'est un idéal dévoyable par nature , me disais-je 
in petto ? J'ai une théorie : c'est à gauche qu'on trouve le plus de charlatans puisque c'est là que se trouvent les plus naïfs, les plus idéalistes et les plus crédules des militants, du nanan pour les beaux parleurs... Alors qu'à droite, là où les militants sont eux-mêmes des petits filous et des charlatans, en tout cas des réalistes à qui on la fait pas, il est plus difficile de leur raconter des histoires à dormir debout, des demain on rase gratis, et des fameux lendemains qui chantent .
La camarade Myriam Normand, la moins terrorisante du lot, je reconnais, m'a un instant étonné en évoquant les pays communistes latino-américains. Je ne voyais pas et elle n'en cita pas. C'est le camarade brillant animateur Jacques Deplace qui m'a éclairé : le Chili d'Allende. Ah bon, n'était-ce pas plutôt une coalition de gauche où le parti communiste n'a pas eu le temps de s'imposer et de suivre le chemin fatal des autres pays communistes, tous et sans aucune exception, tous et sans exception lorsqu'on leur en a laissé le temps, devenus d'abominables dictatures sanguinaires ? 
Et puis l'illumination, le moment de vérité, Toulouzan fait allusion à ce chef d'entreprise du CAC40 qui, « sans même connaître la différence entre une rave et un navet », rachète des terres en Ukraine pour y faire de l'agriculture. Je demande alors au camarade Toulouzan de nous dire la différence entre navet et rave. Mon intention était purement humoristique et déclencha un joli rire (rassurant : s'ils sont encore capables de rire, tout espoir n'est pas perdu !). Le camarade, manifestement rompu à toutes sortes de rodomontades et d'effets rhétoriques, tentant l'humour maison chaque fois que l'occasion se présente, après avoir assuré l'auditoire que s'il y avait deux choses qu'il ne fallait pas confondre, c'était rave et navet, lança à mon adresse que c'était la même différence qu'entre le Parti Communiste Français et l'URSS.
Et lorsque j'ai vérifié dans l'Encyclopédie, je n'ai pas du tout été rassuré 
:
« On a voulu voir, dans le navet et la rave, des espèces différentes, "Brassica napus" et "B. rapa". Cependant la distinction entre la rave et le navet est d'ordre purement pratique et le nom de rave s'applique plus particulièrement aux racines courtes, sphériques, et celui de navet aux racines allongées. (O. Bussard, Cultures légumières -1943) »

      Signé Coriolan, un vieux con

Par anti-spanc
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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 19:01

 

             Hier soir on nous a envoyé de Paris un docteur en sociologie pour nous expliquer la dette publique, à nous autres du « fin fond de l'Ardèche». Pourquoi pas un économiste ? Sans doute parce qu'ils sont trop occupés à chiffrer les programmes délirants des présidentiables, je suppose.

             Selon ce sociologue, tout est la faute de la collecte d'impôts. Le déficit est entièrement dû aux cadeaux fiscaux que les gouvernements ont fait aux riches et aux entreprises, aux fraudes fiscales, aux niches fiscales etc. Bref à cause de ce qui devrait entrer et qui n'entre pas. Pas un mot, pas un traître mot sur ce qui sort à flots, les dépenses ; rien, à peine une allusion sarcastique.

              Cela m'a fait penser à la façon dont la bienpensance analyse le fléau du surpoids et de l'obésité : ce serait aussi à cause de ce qui entre (pas assez bio, pas assez cher, pas assez chic), jamais de ce qui sort. Les chantres de la bienpensance paraissent vouloir ne surtout pas vexer l'électeur potentiel, surtout pas lui dire que c'est aussi un peu de sa faute, que s'il se magnait un peu le derrière, s'il faisait autre chose que passer de l'écran de son ordinateur ou de sa télé (ah la belle épithète de « patate de canapé » qui lui ont collée les anglophones !) à celui de son pare-brise, il serait plus svelte ; on le voit bien avec les enfants, les enfants qui, il y a encore peu, marchaient ou pédalaient des kilomètres pour aller en classe, ces mêmes enfants aujourd'hui, si leurs mères pouvaient les apporter en voiture jusque dans la salle de classe, elles le feraient. Et on s'étonne qu'ils soient gras du bide ? L'électeur potentiel en surpoids, faut surtout pas le mettre face à ses responsabilités, surtout pas lui dire que s'il est gros c'est tout simplement parce qu'il ne dépense pas assez de calories et qu'il mange (et boit) tout bêtement beaucoup trop par rapport à ce qu'il dépense, que ce n'est pas un problème de qualité mais de quantité. Non, on a un bouc émissaire tout désigné pour le charger de tous nos maux (et en plus c'est un étranger, une sorte d'ennemi héréditaire, ça tombe bien) c'est la faute à la malbouffe américano-écossaise, surtout pas de la faute de ceux qui l'ingèrent parce que naturellement, tout le monde le sait, on leur met un pistolet sur la tempe pour leur faire avaler un Big Mac.

              En matière de dette, c'est pareil. Pour la bienpensance à visée politique, il ne faut surtout pas dire à l'électeur que le problème c'est la dépense, trop prodigue, à l'inverse de l'obésité cette fois ; surtout pas lui dire qu'on dépense trop (pour lui, prétendûment), avec un ratio de fonctionnaires par habitant bien supérieur aux pays comparables, avec des privilèges pour ceux-là voisins de ceux abolis une certaine nuit du 4 août, avec des services « publics » où règne la gabegie la plus débridée, évidemment puisqu'on y dépense l'argent de ce cochon de contribuable, les témoignages ne manquent pas, même dans les rapports de la Cour des Comptes. Non, le problème dans la dette comme dans l'obésité, ce n'est pas (aussi) ce qui sort, c'est (uniquement) ce qui entre, si je ne trahis pas la thèse de ce docteur en sociologie.

             Nous aurait-on encore, nous autres du « fin fond de l'Ardèche », pris pour des cons ?


Signé Coriolan, un vieux con.

Par anti-spanc
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 10:06

 

Las de ne pas avoir de réponses à mes courriers, las de ne pas voir la montagne venir à moi, je suis allé à la montagne.

Au Trésor Public d'abord pour faire remarquer à ces dames que c'est la deuxième fois en trois mois qu'elles m'envoient des menaces de poursuites si je n'ai pas réglé « dans les vingt jours » et que cela en deviendrait comique si je n'attendais pas ces poursuites pour qu'au moins un tribunal m'écoute et me réponde.

---Ah mais nous, on ne poursuit pas en justice, on effectue des saisies sur salaire. On a le droit.

Pourquoi parler de poursuites alors ? Un tic de langage ?

--- Mais vous savez, poursuit la dame la plus renfrognée, une saisie sur salaire pour 15 Euros...

Suspension de discours, une aposiopèse comme disent les savants, qui en dit long : « vous pouvez dormir tranquille, on attendra plusieurs années pour que la somme vaille le dérangement. »

 

 

À la Communauté de Communes ensuite où j'apprends qu'il est en projet une refonte totale du système des Spancs qui seraient confiés à une Agence de Bassin en charge de plusieurs cantons. « Dormez tranquille, finalement, si vous ne vous conformez pas au cadre actuel, celui-ci changera avant que vous ne changiez d'avis ».

 

Ce blog et ses objectifs perdent alors, au moins temporairement, leurs raison d'être et je vais le confier à un de mes amis. Du genre septuagénaire aigri, réactionnaire dans le bon sens du terme, c'est à dire indigné, puisque le mot est à la mode. Il signe du nom de ce général romain qui, du temps de la République, après avoir sauvé sa patrie en versant son sang, n'a pas accepté de flatter la plèbe pleutre et oisive, de caresser le populo dans le sens du poil, pour obtenir un mandat au sénat. Coriolan. Je crois qu'il a quelques papiers en réserve qu'il publiera ici le plus régulièrement possible.

 

 

 

Par anti-spanc
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